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A LIRE

Cercles et sociabilité en Gascogne au 19ème et 20ème siècle. Article par Bernard TRAIMOND paru dans la revue Annales du Midi (avril-juin 1981).

Bernard TRAIMOND est professeur émérite d'anthropologie à l'université Victor Segalens Bordeaux 2. Il a écrit de nombreux ouvrages et participations ayant rapport avec la Gascogne.

 


 RETROUVEZ UN ARTICLE SUR LES CERCLES DANS L'ONGLET REVUE DE PRESSE !

 Le numéro du Journal du Parc de l'automne 2010, consacre tout un dossier aux cercles de Gascogne...

 



Affiche Théatre de la Clairière

Affiche Théatre de la Clairière

Cercle des Travailleurs de Captieux

Cercle des Travailleurs de Captieux


Affiche Théatre de la Clairière

Affiche Théatre de la Clairière





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Mieux connaitre les Cercles de Gascogne

Républicain, citoyen ou travailleur

Cercles avant tout !

En attendant un texte un peu plus fouillé et adapté, nous vous proposons un extrait d'un article de Bernard Traimond 'Cercles et sociabilité en Gascogne'.


Ces évocations illustrent l’esprit qui a animé les fondateurs de ces lieux, nés à la sortie de la Révolution.

Leur création remonte à 1830, souvent à l’initiative de notables (propriétaires, professions libérales, négociants). Ils sont rejoints par les commerçants et artisans vers les années 1860. Leurs appellations reflètent certaines philosophies sociales ou politiques, ils se nomment « de l’Union, Républicain, des Démocrates, des Citoyens, Ouvrier, des Travailleurs, de la Concorde de la Paix, de la Fraternité, de l’Avenir », et se situent essentiellement dans le nord des Landes et au sud de la Gironde, sur le territoire du Parc et du Pays Landes de Gascogne. La loi de 1901 sur le mouvement associatif officialise leurs statuts dont le but affiché est de resserrer les liens de fraternité qui unissent leurs membres, et de leur offrir des services économiques, par coopération.

Mais attention ! Par contre, les mineurs n’étaient pas admis et, par ordre du Préfet, les femmes étaient exclues de ces lieux réservés aux hommes (jusque dans les années 50). Lieu de rencontre où l’on parle, où l’on vient s’informer, lire le journal, et boire (principalement du vin), leur gestion et leur fonctionnement étaient rigoureusement assurés par une hiérarchisation des tâches : économe, archiviste, commissaire de discipline, préposé au tirage du vin etc.

L’évolution de la société a heureusement assoupli ces conditions d’accès et de fonctionnement. Les Cercles sont maintenant ouverts à tous et on s’y sent chez soi. Ces derniers cafés associatifs ont bien l’intention de résister aux tendances qui ont progressivement décroché les enseignes de nombreux cafés de village. Ils veulent maintenir ces lieux en vie et savent qu’il faut imaginer des activités nouvelles et favoriser les rencontres entre les générations.

C’est le sens du projet de la Fédération des Cercles de Gascogne. Autour d’une table, de Cercles en Cercles, des bénévoles militants se rassemblent, accompagnés des techniciens du Parc naturel Régional pour imaginer des pistes concrètes d’animations, de soirées, d’implication touristique sur le territoire. Certains cercles ont le label Café de Pays et deviennent ainsi un lieu de promotion des productions locales avec vitrine de ces produits, et un relais d’information touristique.

Le Cercle représente bien souvent le lieu essentiel de la vie locale : un phare communal au milieu du village. La conjugaison des efforts des dirigeants des Cercles, les municipalités, la reconnaissance par les institutions départementales et régionales, donnent à penser que les Cercles de Gascogne ont de l’avenir ; pourvu que la volonté du bénévolat persiste, afin que vivent les Cercles, patrimoine unique et attachant de notre région.